Je peux aller et venir à ma guise, ce qui me permet de partir tôt le matin ou de rentrer tard le soir sans me soucier de déranger qui que ce soit. Cependant, cette indépendance implique aussi plus de responsabilités. Les deux fois où je suis tombée malade en résidence universitaire ont été bien plus difficiles car j'ai dû me débrouiller seule. Cuisiner est aussi plus compliqué. La cuisine est au rez-de-chaussée et j'habite au quatrième, donc après une longue journée, il est parfois plus simple de manger au restaurant plutôt que de descendre préparer le repas. Avec un emploi du temps chargé, je mange d'ailleurs beaucoup plus souvent au restaurant maintenant.
Cependant, j'apprécie particulièrement la vue depuis ma fenêtre: elle est bien plus jolie qu'avant. Et comme chez ma famille d'accueil, j'ai toujours l'occasion de pratiquer mon français. À la résidence, je côtoie des étudiants français, américains et d'autres pays européens. C'est une expérience culturelle différente, mais tout aussi enrichissante.
En résumé, vivre chez une famille d'accueil m'a apporté structure, stabilité et attention, tandis que la vie en résidence m'a offert indépendance et flexibilité. Ces deux expériences ont profondément marqué mon séjour à l'étranger, et m'ont appris à m'adapter, à prendre des responsabilités et à apprécier différentes formes de vie en communauté.